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    Elle avala une gorgée de café brûlant avant de se lever. D'un pas hésitant, elle se dirigea à pas de velours vers le comptoir où tout un tas de délices sucrés étaient exposés dans des vitrines. Si elle voulait avancer dans ce monde, elle devait se résoudre à faire des choix et à prendre son destin en main.

     - Excusez-moi, lança-t-elle timidement à la serveuse


    La femme releva les yeux de sa pile de vaisselle et lui sourit. Il ne s'agissait pas d'un de ces sourires forcés que l'on vend à la clientèle, non, il s'agissait d'un vrai sourire. D'un de ces sourires qui vous réchauffe un peu le cœur, empli de bienveillance et chaleureux.


    - Oui mon petit chat ? Lui répondit-elle d'une voix douce


    Abigail hésitait désormais à poursuivre sa démarche. Le peu de temps qu'elle avait passé dans la rue l'avait déjà changée, pourtant, elle avait toujours autant de mal à demander de l'aide à quelqu'un. On lui avait appris à se débrouiller seule, mais nous avons parfois besoin des autres pour avancer …


    - Hum … elle se racla la gorge doucement. J'aurais voulu savoir si vous aviez besoin d'un peu d'aide. Enfin … je ne sais pas, peut-être en cuisine ou en salle.


    À peine eut-elle terminé sa phrase que le regard de la femme se voila. L'adolescente baissa les yeux, honteuse, et se mordit nerveusement la lèvre. Il fallait absolument qu'elle gagne un peu d'argent si elle voulait se venger et pouvoir vivre libre.

     

     

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    - Il me faut un travail, souffla-t-elle à peine audible. Je m'en fiche de ce que vous pouvez me faire faire, mais … Elle pris une profonde inspiration et enchaîna d'une toute petite voix. Mais je n'ai plus rien …


    Elle termina sa phrase en regardant ses mains. Le rouge lui montait peu à peu aux joues, honteuse de dévoiler ainsi sa situation précaire à une parfaite inconnue. Mais au lieu de lui rire au nez, la serveuse lui adressa un petit signe de la main avant de disparaître par la porte qui menait aux cuisines. Abigail, seule au milieu des autres clients, se sentait vraiment mal à l'aise. Elle se trouvait stupide d'avoir ainsi parlé et elle en venait presque à regretter sa demande. Avec la chance qu'elle avait, l'employée allait sûrement prévenir la police qu'une ado fugueuse avait trouvé refuge dans son petit café. Et malgré ses seize ans, aucune personne sensée ne la laisserait encore longtemps vagabonder seule dans la rue

     


  • Commentaires

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    Mardi 1er Octobre 2013 à 21:32

    ^^ j'adore on recent vraiment les sentiments



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