• Une musique superbe, des clips travaillés. Que dire de plus ?

     

     

     

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  • Partie 1


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    Des arbres. Des arbres. Et encore des arbres. Plus les kilomètres défilaient sur le compteur et plus la voiture s'enfonçait dans une épaisse forêt, donnant l'impression que toute civilisation avait cessé d'exister au delà de sa carrosserie rouillée. Chloé, le front collé contre la fenêtre, soupira doucement avant de reporter son attention sur le livre ouvert sur ses genoux. Ils avaient quitté Cleveland tôt ce matin et n'avaient fait que de courtes pauses sur quelques aires d'autoroute, mais maintenant que la fin de journée approchait à grand pas, il lui était difficile de rester coincée sur le siège arrière, entourée de valises, de sacs et d'Azraël dans sa cage de transport qui ne cessait de pleurer.

     

     -  Par le plus grand des hasards, souffla-t-elle sans lever le nez de la page qu'elle lisait distraitement, on ne se serait pas un peu perdus ?

     

    Ethan émit un grondement sourd et lui jeta un regard empli de haine depuis le rétroviseur central. Lui aussi commençait à être lassé de la situation et du paysage.

      - La carte est là, tu n'as qu'a vérifier si tu n'as pas confiance.

     
    L'adolescente attrapa ladite carte et la déplia tant bien que mal. Elle l'observa un court instant, suivant de son index les diverses routes indiquées. Sa tête se pencha à gauche, puis à droite et elle finit par lever un œil vers l'extérieur du véhicule. Des arbres. Des arbres. Encore des arbres.

     - Pourquoi une carte ?! Lâcha-t-elle, mauvaise alors qu'elle la repliait difficilement. On en est plus à l'invention du télégramme à ce que je sache. Et puis avec un GPS, au moins, t'as juste à écouter les indications et t'as pas à te trimballer avec cette carte ô combien encombrante et indéchiffrable !

     - Même avec un GPS, tu ne serais pas fichue de trouver le bon chemin ! Répondit son père sans quitter la route des yeux. Quand on a un sens de l'orientation comme le tien, on s'abstient de faire ce genre de remarques jeune fille !

       - Peut-être, mais mon sens de l'orientation, je le tiens bien de quelqu'un. Et il y a de fortes chances pour que le quelqu'un en question, ce soit toi !

     
    L'homme pinça l'arrête de son nez et soupira doucement. Il en venait presque à regretter d'avoir accepter cette mutation, même si cela impliquait un salaire plus élevé. Sa fille pouvait avoir un fichu caractère quand ça lui prenait.

     
      - Ton don pour l'orientation vient de moi murmura Gabrielle, jusque là silencieuse. Tout comme tes yeux verts et ta peur des araignées. Par contre ton impatience, elle vient de lui. Elle désigna du doigt son mari. Alors maintenant ça suffit. De toute façon, on arrive bientôt.

     

    Et c'était vrai. Au bout de la route abimée, le bois se faisait moins épais et quelques rayons du soleil couchant arrivaient à se frayer un chemin entre les branches des hauts pins. Là, à quelques kilomètres seulement, se trouvait ce qui allait désormais être leur nouvelle maison. Ils quittaient définitivement Cleveland, sa foule dense et ses hauts buildings pour s'installer à Pleasant-Valley, petite ville assez conservatrice et au calme désespérément trop plat.

     

    La voiture quitta la route de forêt et s'engagea dans une allée en terre battue. Au bout du chemin, dissimulée par les arbres, se trouvait une immense bâtisse datant, au vue de son architecture, de l'époque victorienne. Haute de deux étages et avec une façade aux bardeaux de bois peints, Chloé ne pouvait détacher son regard de sa tour octogonale.


    - C'est ici ?

     Aucun de ses parents ne prit la peine de lui répondre, sûrement aussi stupéfaits qu'elle de voir leur nouveau lieu de vie. La maison était superbe, quoiqu'avec un style un peu vieillot pour une fille de dix-sept ans, et elle disposait d'une grande propriété annexe. Ça n'avait rien à voir avec l'appartement que sa famille occupait au troisième étage d'un immeuble datant de l'ère industrielle, avec ses murs en carton-pâte et ses voisins bruyants. Ici, sa tranquillité ne pourrait être troublée, et ça, c'était ce qu'elle apprécierait certainement le plus. Côtoyer l'animation perpétuelle d'une grande ville ne l'intéressait guère, elle qui préférait largement vivre dans les divagations de son esprit. Elle devait certainement tenir cette facette de sa personnalité de sa mère, auteur de plusieurs romans policiers qu'elle avait écrit après des études de droit qu'elle avait dû avorter. Devenir mère en plein milieu de sa seconde année de faculté ne l'avait pas aidée à se replonger dans des cours qu'elle trouvait de plus en plus lassant.

     

     - J'ai bien fait de garder mon vélo, parce que je ne pense pas trouver une ligne de bus en plein milieu des bois déclara la jeune fille sur un ton faussement dépité.

     

     Le moteur de la voiture s'arrêta enfin et Chloé bondit hors du véhicule, ne cachant pas vraiment son enthousiasme. Elle s'arrêta à quelques mètres seulement de la maison avant de jeter un regard circulaire autours d'elle : une vague odeur d'humidité venait lui chatouiller les narines, mais il n'y avait rien d'anormal à ça puisque les arbres retenaient la fraicheur du sol, et ce malgré un fort soleil d'été.


    - Le décor fait quand même un peu flipper. Tous ces arbres … murmura-t-elle alors qu'un long frisson glissa dans son dos.

      - Ne t'en fais pas ma puce, lui répondit son père qui l'avait rejoint, tu ne verras pas de prisonnier en cavale en quête de nouvelles victimes pour satisfaire sa vengeance Elle regarda l'homme avec de grands yeux étonnés. La prison la plus proche est bien trop loin ajouta-t-il avant de rire faiblement de sa propre bêtise.

     
    L'adolescente lui lança un regard en coin, se demandant comment sa mère pouvait supporter cet humour si douteux. Mais après une petit instant de refléxion elle lui sourit enfin.

     
    - De toute façon, vue la baraque, il va croire que c'est la famille Adams qui vit la dedans et il n'osera même pas s'en approcher souffla-t-elle, doucement.

     

     Ethan approuva le commentaire et quand il redevint un peu plus sérieux, il fit tinter doucement les clés de la maison devant le nez de sa fille.

     - Prend Azraël avec toi et appelle ta mère, on va visiter !

    Chloé retourna à la voiture d'un pas rapide, entendant depuis l'extérieur de l'habitacle les protestations sourdes de son chat. Ici, elle allait se plaire, c'était sûr !







    L'histoire débute doucement, et si on fait abstraction du prologue, c'est même un début tout gentil xD
    D'ici quelques jours, je pense mettre à jour la partie bonus de cette fiction, notamment en faisant des comparaisons entre la version première et celle-ci. Sans compter mes petites anecdoctes (si je m'en souviens encore ... la vieillesse, quel fléau *ne supporte pas l'idée que son anniversaire aura lieu dans un mois tout pile T___T)

    Sinon, j'espère que vous avez aimé et que ces quelques lignes n'auront pas été un calvaire pour vous. On se retrouve bientôt pour une MAJ sur DBE =)

     


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