• Enquête 18

     

     

    Vous connaissez celle qu'on surnomme « la Maison du Diable » ? Je pense que vous en avez certainement déjà entendu parler, aller, un petit effort. Vous ne voyez toujours pas ? Oh, peut-être êtes-vous trop jeunes pour vous être intéressés aux meurtres survenus dans une petite maison tranquille d'Amityville. Laissez moi vous résumer simplement : en 1974, le fils aîné de la famille Defeo décide de tuer sa famille à l'aide d'une arme à feu pendant leur sommeil. L'enfant aurait pu être pénalement irresponsable, puisqu'il avouera que c'est le Diable lui même qui l'aurait obligé à commettre ces meurtres. Bien sur, il n'y a rien de surnaturel là dedans, voyez le nom donné à l'affaire juste comme un gros coup médiatique. C'est bien connu, les journalistes ont un humour assez douteux. Mais vous voulez que je vous dise ? Nous, on a trouvé la véritable maison du Diable. Théâtre de phénomènes paranormaux et de divers disparitions inexpliquées, elle se trouve dans la banlieue de Chicago, dans l'Illinois. Pourtant son histoire n'a rien d'exceptionnelle : pas de cimetière indien, pas de rites sataniques. Or, d'après ceux qui ont pu y mettre les pieds, il s'y passe des choses horribles. A voir ce que nous allons y découvrir Simon et moi.

    Ceci est notre dix-huitième enquête, et nous allons passer une nuit complète dans cette maison pour y découvrir la vérité.

     

     

    Quelques précisions :

     

    • Enquête 18 est ma propriété exclusive
    • Les images sont à moi, sauf précisé
    • Enquête 18 est un projet qui se veut relativement court.
    • Les illustrations ne seront pas toujours présentes car elles me limitent considérablement dans l'écriture.
    • Cette histoire est en lien avec l'univers de Dans les bras de l'Enfer, mais il n'est pas obligatoire de l'avoir lue.

     


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    Recroquevillée dans un coin du canapé, elle attendait déjà depuis plus d'une heure le retour d'Eden. Elle vivait avec lui depuis plus de trois mois désormais, et à chaque fois qu'il devait s'absenter, elle s'installait en silence dans le salon et elle patientait jusqu'à ce qu'il rentre. Elle n'aimait pas rester seule et même si elle ne connaissait toujours rien de lui, elle lui faisait malgré tout confiance. Mais ce soir, il avait quitté l'appartement sans lui adresser un mot, et l'heure à laquelle il franchissait habituellement le seuil de la porte d'entrée avait largement été dépassée. L'avait-il abandonnée ?

     

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    Abigail soupira avant de se lever de son siège et elle scruta la rue sombre depuis l'unique fenêtre du petit appartement. La nuit était déjà bien entamée et il y avait toujours du monde dehors. Elle pouvait facilement entendre le rire d'un groupe d'adolescents bien alcoolisés. Ils devaient certainement revenir d'une soirée quelconque et ils se trouvaient maintenant aux pieds d'un des vieux immeubles de la rue. La jeune fille posa son front sur le verre froid et elle plaqua ses mains autours de son visage. Plissant un peu plus les yeux, elle tenta de percer l'obscurité de la nuit, espérant voir la silhouette fine d'Eden apparaître au bout de la rue. Mais il n'y avait personne. Et elle était toujours seule. Tellement seule …

     


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    D'un geste rageur, elle écrasa son poing fin de toutes ses forces contre le mur le plus proche d'elle. Elle s'imagina un court instant avoir fait trembler toute la bâtisse sous la violence du choc, mais il n'y avait eu qu'un bruit sourd – le craquement des os- et une onde de douleur irradia son corps. Une larme perla au coin de ses yeux gris, glissa le long de sa joue et s'écrasa mollement sur le sol. Elle resta ainsi, immobile, quelques minutes, tentant tant bien que mal de chasser de son esprit ces pensées si négatives. Eden était en retard, rien de plus. Il ne l'avait pas trahie, il avait juste passé un peu plus de temps avec un client et d'ici peu, il rentrerait. Mais il ne lui était pas si aisé de se calmer. Là, tout au fond de son être, elle avait peur. Elle ne pouvait faire taire l'écho de ses souvenirs et dans son esprit résonnait encore ses pleurs de petite fille. Toutes ses soirées à supplier. Toutes ses soirées à panser ses plaies. Toutes ces soirées à ne pas comprendre … Elle n'avait pris conscience que depuis peu de sa situation. Pour elle, il était normale qu'un enfant écoute ses parents et de sa faire punir si ce n'était pas le cas. Mais les punitions étaient si démesurées et tellement injustes. Elle avait beau tenter de se montrer gentille, docile, elle voulait plaire, mais rien n'y faisait. Rien n'allait. Elle n'était qu'un objet et elle ne devait posséder aucune volonté. Tel est le quotidien d'un enfant battu. Pour être parfaite, elle ne pouvait exister par elle-même.

     

     

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    Abigail secoua doucement la tête. Elle devait se reprendre maintenant. Son père était loin, et il n'aurait certainement jamais l'idée saugrenue de venir la rechercher ici. Non, bien sur que non, puisque ça l'obligerait très certainement à expliquer aux autorités les raisons probables de sa fugue. Et si par malheur il avait malgré tout lancé des recherches, on finirait peut-être par écouter ce qu'elle avait à dire. Après tout, une adolescente qui fuit sa famille « aimante » ne peut que cacher quelque chose, non ? Alors elle devait se reprendre. Ici, chez Eden, elle ne risquait rien. Elle soupira et essuya du revers de la main ses yeux embués par les larmes, avant de se diriger vers la salle de bain. En attendant que son ami revienne, elle allait prendre un bain. Ça l'occuperait un peu et la détendrait sûrement.

     


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    Elle ne prit pas la peine de refermer la porte derrière elle, n'appréciant pas vraiment le confinement de la petite pièce lorsque la vapeur devenait un peu trop présente. De toute façon, elle était seule., et si Eden revenait maintenant, il repousserait un peu la porte simplement. Elle fit couler l'eau dans la baignoire et elle commença à se déshabiller. Quelque chose clochait. Elle ne savait pas vraiment de quoi il s'agissait, mais le sentiment était là, tout au fond de son être. Elle n'y prêta pas attention et elle se glissa dans l'eau bouillante. Elle ferma les yeux, et tenta de faire le vide. Impossible. Ce sentiment étrange refusait de la lâcher et elle était incapable de mettre le doigt dessus. C'était là, tout proche d'elle et pourtant elle ne comprenait pas. Rageusement, elle enfonça sa tête sous l'eau, et ce n'est que lorsqu'elle refit surface qu'elle saisit ce qui n'allait pas. Un léger bourdonnement, à peine audible, se faisait entendre et il émanait du salon. Abigail sortit de la baignoire et s'enroula dans une serviette. Sans même prendre le temps de se sécher un peu, elle enfila son pyjama et quitta la salle de bain, persuadée de ne pas être seule dans cet appartement.


     

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    La pièce était sombre, et vide, à l'identique que lorsqu'elle l'avait quittée. Elle s'avança un peu plus, prudente.
    - Eden ? Tu es rentré ?

    Elle avait posé la question, sachant pertinemment que personne ne lui répondrait. Eden ne pouvait être là puisqu'elle n'avait pas entendu le bruit des clés dans la porte. Elle était seule. Encore.

    - Eden ?

    Elle fit un pas vers la chambre à coucher et elle poussa doucement la porte. Si quelqu'un s'était caché, ça ne pouvait être qu'ici, l'appartement n'étant pas très grand. Elle savait que son raisonnement était stupide et que personne n'avait pu pénétrer ici - elle le savait puisque le verrou sur la porte était encore tiré – pourtant elle ne pu s'empêcher d'avoir peur. Sans aucune surprise, elle trouva la chambre vide. Il n'y avait personne d'autre qu'elle ici.

     


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    Elle regagna finalement la salle de bain, un peu soulagée d'avoir pu vérifier de ses propres yeux que rien ne clochait, mais au moment où elle poussa la porte, un hurlement se fit entendre. Abigail se retourna vivement, le cœur battant la chamade

     

     

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    Le hurlement provenait de la télévision, le volume poussé à fond, où l'on diffusait un film d'horreur. Elle resta immobile un court instant, regardant l'objet sans vraiment comprendre la situation. Elle n'avait pas allumé la télévision de la soirée … Elle s'approcha pour l'éteteindre Eden avait voulu lui faire une farce et il avait certainement activé le programmateur. Il n'y avait rien de grave là, sauf pour son pauvre cœur qui en avait pris un sacré coup.

     

     

     

    Fin de MAJ, surtout parce que je n'ai pas eu le temps de faire plus. Je m'excuse du retard, j'avais quelques soucis (dans l'ordre : manque d'inspiration, connection internet HS, transfert de données et fichier sims endommagé a cause de celui-ci). Mais je suis de retour et j'espère que vous avez aimé. Je ne me leurre pas, y a rien d'extraordinaire dans cette MAJ et pour être honnête je n'arrive pas a retranscrire ce à quoi je pensais. Enfin, on verra si ça colle pour la suite =p

    Sinon que dire ? Il y a la création d'une nouvelle rubrique intitulée "Enquête 18". Enquête 18 sera une nouvelle que j'écrirais en parralèle de DBE et qui ne sera illustré que vaguement. Les sims représentent une réelle contrainte et il est parfois difficile de faire coller les images avec le texte (=présence de fantastique ou de scène un peu ... trash). Mais bon, si vous me suivez, c'est que vous êtes habitués à lire des pavets sans images, non ? xD

     

    Je vous dis à bientôt pour la prochaine MAJ =)

     

    ps : je désactive les rubriques secrètes. Après tout, j'ai rien à cacher et le premier qui a envie de plagier mon travail se retrouvera avec un pic à glace planté dans le derrière >.<


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