• Azraël 

    Azraël

     

    Azraël

     


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    Cette nuit là, le vent agitait les mèches de tes longs cheveux châtains. Tu errais seule au travers des rues, plongée dans tes souvenirs, et tu ne souciais guère du lieu dans lequel tu te rendais. Savais-tu seulement où tu allais ? Tu étais seule dans la nuit fraiche. Seule avec tes souvenirs. Seule avec son souvenir. Ton cœur avait cessé de battre depuis bien longtemps maintenant, mais pourtant tu pouvais encore tenir debout. Toi-même tu en ignorais la raison et tu aurais certainement aimé que ce ne soit pas le cas. Tu aurais préféré mourir comme cet être que tu regrettais tant. Tu aurais même dû mourir. Mais en cet instant de faiblesse, tu as su te raviser, laissant pour seuls et uniques vestiges de cette époque les cicatrices que tu dissimules tant bien que mal aujourd'hui.

    Cette époque que tu croyais révolue, elle te poursuivait encore n'est-ce pas ? Tu tentais de fuir ton passé, tu tentais de fuir ce que tu étais. Mais personne ne peut échapper à sa véritable nature, et ça, tu l'avais compris depuis bien longtemps maintenant. Alors dis-moi, que vas-tu faire en cette triste nuit ?

    Elle aura été le fruit d'un drame, mais quelque part au fond de toi, tu l'as malgré tout aimée. Et aujourd'hui, pas une seconde ne passe sans qu'elle ne hante ton esprit et ton cœur. Pas une seule seconde ne passe sans que tu ne te rappelles ce que tu as été.

     Relevant la tête vers le ciel étoilé, tu as plongé tes prunelles vertes vers l'immensité de la nuit. Tu espérais trouver l'étoile que tu chérissais tant, mais seul le néant te répondit. C'est alors que l'idée germa en toi.

     

    Poussière tu redeviendras poussière.
    Dans l'éternité tu la retrouveras. Dans l'éternité tu danseras.

     Alors dis moi, que comptes-tu faire ?

     

     

     

    Initialement écrit en janvier 2011,
    retravaillé en ce lundi 7 janvier 2013

     

     

     


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  • Terrence

     

     


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  • Il y a des jours où tout va mal, où l'on se demande encore pourquoi on tient un blog. Il y a des jours où l'envie de tout mettre sous clé et tentante, de prendre des vacances loin du monde des sims et de ne plus jamais revenir autrement que sous la forme de fantôme. Mais il y a malgré tout des jours où l'on a de bonnes surprises.
    Non, cette rubrique n'est pas un temple à ma gloire et à mon génie (rassurez-vous, mes chevilles vont bien). Je n'ai pas un talent particulier, juste un esprit tordu. Si j'ai créé cette page, c'est uniquement pour me rappeler que derrière les lecteurs anonymes (ne mentez pas, mes statistiques le prouvent >.<), tous ces inconnus, certains apprécient ce que je fais. Et ça, ça me remonte le moral et me bouste quand j'ai envie de tout plaquer.

     

    On parle de moi ?

     

     

    J'ai trouvé, un peu par hasard, mes histoires citées sur un célébre forum sims 3 (Rabière and Co'), lors de leur gazette spéciale halloween 2010. J'ai découvert ça y a quelques mois à peine ^_^

     

    On parle de moi ?

     

    Il y a aussi le site Il Etait Une Fois où j'apparais dans le coups de coeur du mois d'octobre 2011

    On parle de moi ?

     

    Et récemment, Skoldasy m'a envoyé le lien d'un blog où l'on me faisait un peu de pub. Un genre d'annuaire sur Skyrock. Je remercie la propriétaire de Pub-et-sims ^__^

     

    On parle de moi ?

     

     

     


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  • 102

    102

     

     

    Son regard ne pouvait se détacher du papier glacé. Comment ?
    Abigail ferma les yeux et les rouvrit. La scène figée n'avait pas changé. Elle recommença, plus fort cette fois-ci , mais la photo resta identique. Immortalisé à jamais sur un morceau de papier, le sourire hypocrite de son père la narguait encore. Abigail passa la main sur cette silhouette qui n'avait rien à faire là et qui fixait l'objectif de ses grands yeux bleus pâles. Il tenait dans ses bras une petite Mattie âgée d'un peu plus d'un an.

    Mattie …

    Une grosse larme chaude roula le long de sa joue avant de venir s'écraser sur le parquet. À l'époque de cette photo, elle était loin de se douter de sa tragique destinée. Elle était loin de se douter que jamais plus son rire enfantin ne résonnerait à ses oreilles. Que jamais plus ses jolies yeux bleus pétilleraient de joie. Que jamais plus le parfum écœurant de la Mort ne la quitterait.

     

    Mattie …

     

     

    102

     

     

    Son cœur se serra et elle chassa du revers de la main ses pleurs. L'avenir n'est pas qu'une vaste illusion, il existe bel et bien, et il sera ce qu'on en fera. Même si Mathilde ne serait plus jamais à ses côtés, elle vivrait à tout jamais à travers elle et elle ne devait pas se laisser abattre.

    C'est ce qu'elle s'était dit lorsqu'elle avait eu un peu de courage. C'est ce qu'elle s'était forcée à croire lorsqu'elle avait emballé ses quelques affaires dans un sac et qu'elle avait quitté sa chambre tandis que son père remontait la rue en voiture pour partir travailler. Mais aujourd'hui, que reste-il de cette élan de force éphémère ?
    Rien. Il ne reste plus rien. Il ne lui reste plus rien. Loin de tous ses repères, loin de ce père autoritaire, loin des souvenirs de sa sœur, elle n'était, au final, plus qu'une vaste page vierge. Elle était une adolescente parmi tant d'autres, une adolescente qui venait de renaître, et ici, avec Eden, elle avait commencé sa nouvelle vie. Mais elle n'avait pas pu se résoudre à tout abandonner. Partout où elle allait, elle se se séparait jamais de cette photo, sa relique la plus précieuse.

     


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