• Tamara :

    Tamara

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  • Cyal est le démon de mon histoire Dans les bras de l'Enfer, et il fut originellement créé en 2009 (pfiou, je me sens vielle là T_T). A l'époque, je savais ce que je voulais pour lui : un visage lisse, un regard profond et un côté un peu irréel. Je n'avais pas excessivement de downloads et j'ai fait avec les moyens du bord. Mais ce soir, juste pour m'amuser, j'ai eu envie de refaire mon démon. Pour ceux qui l'ignorent, DBE touche bientôt à sa fin mais sa suite -qui n'a pas encore de nom- sera entièrement consacrée à Cyal. Et je me voyais mal repartir pour quelques années avec un démon "made in Maxis". Alors voilà, Cyal V2 qui apparaitra un de ces jours :

     

    Cyal

     

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    L'esprit encore embrumé par les restes de son rêve, elle se perdit un instant dans la contemplation du paysage si tranquille qui s'offrait à elle. Il devait certainement être très tôt et le parc municipal était encore désert. Aucun enfant ne s'amusait sur les balançoires, aucun couple n'occupait les bancs proches d'elle et aucune guitare ne se faisait entendre depuis la scène. Elle soupira et chassa la mèche qui lui barrait le front. Elle était seule, encore une fois.

    La solitude, le pire ennemi de l'humain. L'individu vit et se construit par rapport au regard des autres. Ainsi, il s'adapte à la société, évolue et peut s'épanouir au milieu de ses semblables. Or, que se passe-t-il lorsque ceux-ci vous fuient ? Lorsque votre image se reflète que dans le néant ? Cessez-vous d'exister ? Ceux qui ont la volonté suivent leur propre voie pour devenir eux-même. Ils sont forts et se battent pour vivre. Et les autres … Les autres, quand ils sont seuls, disparaissent peu à peu. Leur image s'efface des esprits au fil du temps pour mourir doucement. Ils ne sont rien d'autres que les ombres d'une vie, les fantômes d'une ancienne vie.

     

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    Encore assise sur le banc qu'elle avait occupé pour la nuit, elle s'étira difficilement. Son dos lui faisait atrocement mal, tout comme sa tête. Les battements réguliers de son cœur résonnaient dans tout son être, accentuant un peu plus la migraine qui lui vrillait les tempes. Elle ferma un instant les yeux et souffla, espérant peut-être calmer la douleur qui la parcourait et chasser les dernières images de son rêve. Mais malgré ses paupières closes, dans son esprit dansait toujours l'image de son père. Ce père si dur et faisant preuve d'une grande droiture. D'une trop grande droiture même … Abigail soupira doucement. Ce père, une partie d'elle le détestait profondément et le craignait. Omniprésent, il dirigeait chaque faits et gestes de sa vie. Pourtant, elle savait que son but premier n'était pas de la réduire au néant, loin de là même. Ce père cherchait à rendre sa fille parfaite. Or la perfection ne peut s'atteindre sans quelques sacrifices … Elle émit un grondement sourd quant à sa dernière réflexion. Atteindre la perfection est une chose, l'inculquer au moyen de la violence en est une autre.


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    Elle le détestait de tout son être. Elle n'avait jamais été de nature violente, pourtant, lorsqu'elle pensait à lui, elle se voyait lui infliger les pires supplices, se délectant de ses cris et de sa souffrance. Il la supplierait d'arrêter, ne comprenant pas la raison d'une telle torture. Oh oui, elle s'imaginait parfaitement lui plantant une lame aiguisée dans le ventre et déchirer doucement sa chair tendre pour libérer ses entrailles en un flot sanglant. Elle ferait durer l'instant, ne le tuant pas sur l'instant. Un être aussi horrible que lui ne méritait pas d'être délivré d'un tel châtiment !
    Sa fuite ne durerait qu'un temps. Un jour ou l'autre, elle aurait assez de forces pour lui faire face. Et ce jour là, elle serait enfin délivrée de tous ses démons !

     

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    Cette fois-ci, elle souffla un bon coup et elle se leva. Tout autours d'elle devint flou, mais peu lui importait. Les restes de son cauchemar, qui l'avaient d'abord faite trembler, lui avait donner un peu de force, juste assez pour avancer une journée de plus dans la vie. Demain, elle ne savait pas où elle serait et elle s'en fichait. Un peu comme un drogué qui tente de décrocher, elle ne voyait pas le futur, et seul lui importait l'instant présent. Elle ne vivait qu'un jour après l'autre et c'était amplement suffisant.

    D'un pas chancelant, elle se dirigea vers la sortie du parc municipal. Le soleil n'était pas encore très haut dans le ciel, mais sa caresse contre sa peau glacée lui était agréable. Elle sourit faiblement malgré la douleur et la paysage flou, et elle avança dans la ville de Chicago sans réellement savoir où elle allait.

     

     

    Petite maj, histoire de vous montrer que je ne vous ai pas oubliés. Je ne suis pas vraiment fière de ce texte. En ce moment, je n'ai pas vraiment à la tête à écrire, ni à être sur les sims. Enfin bon, j'espère que retrouverais un peu de courage ...


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