• Who am I ?

     

    Anarazel (anciennement Fallen), 23 ans et toutes mes dents.

    ^_^

    (flemme de mettre à jour)


    votre commentaire
  • 119

    119

     

     

    Heather avait tenu parole : lorsqu'elle entra dans le petit restaurant, Martin l'attendait. C'était un homme grand, à la peau foncée et au regard perçant. Face à lui, Abigail se sentait minuscule et elle eut bien du mal à formuler sa demande. Martin posa ses yeux d'un noir profond sur elle, lui donnant cette désagréable sensation d'être mise à nue, avant de lui sourire franchement.

    - Pas de souci mademoiselle, il y a de la place pour toi ici. Il n'y a rien de bien sorcier à faire la vaisselle, et je pense que tu as sûrement l'expérience nécessaire pour laver des couverts. Même si ici, les couverts sont légion.

     

     

    119

     

     

    Abigail aurait normalement souri à cette petite remarque, mais elle prenait ce petit boulot bien trop au sérieux pour en rire. Mais son air sévère sembla contrarier un peu le grand noir.

    - Bien, ne sois pas si sérieuse, veux-tu ? Je vais te faire visiter et te présenter à l'équipe. Tu verras, ici, tu finiras par te sentir chez toi.

     


    1 commentaire
  • 120

    120

     

     

    Il poussa la porte de la cuisine et l'invita à le suivre. La pièce se présentait de façon très sommaire, mais elle comportait néanmoins le nécessaire. Il y a avait aussi un homme, qui s'affairait autours d'une grande table encombrée par divers ingrédients que la jeune fille ne connaissait pas. Très concentré sur sa cuisine, l'individu ne semblait pas avoir remarqué leur présence. Ou tout du moins, c'est ce qu'il laissait supposer.

    - Salut patron ! Lança-t-il cependant sans quitter sa préparation des yeux.

     

     

    120

     

     

    - Shane, je te présente Abby. C'est elle qui s'occupera de la plonge ce soir. Abby, je te présente Shane, notre cuisinier en chef.

    Le dénommé Shane porta enfin son regard sur eux. Ses yeux, d'un vert pâle, les scrutèrent un instant, laissant Abby songeuse. Puis enfin, il essuya sa main droite dans son tablier et la tendit avec enthousiasme vers la nouvelle venue.

    - Ravie de te connaître. J'espère que tu te plairas parmi nous et que tu ne casseras pas trop d'assiettes, ajouta-t-il avec un sourire complice.

     

     

    (okay, il y a aussi un "Shane" dans Enquête 18. A la base, je voulais prendre le même sims, mais plus j'avançais, moins son côté extravagant collait au pressonage ^^)

     


    3 commentaires
  • 121

    121

     

     

    Martin hocha la tête, plutôt satisfait par ces présentations succinctes, et entraîna la jeune fille vers son bureau. Il lui indiqua une chaise, l'invitant à s’asseoir, et entama la conversation.

    - Le restaurant embauche en tout quatre personnes. Il y a toi, Shane et aussi deux autres serveuses. Mais il est encore un peu tôt pour qu'elles soient déjà là. Je te les présenterai d'ici peu, ne t'en fais pas.

    Abigail opina du chef, espérant de tout cœur que ces deux femmes soient aussi sympathiques que Shane et son patron.

    - Maintenant Abby, nous allons discuter de choses plus sérieuses, reprit-il en croisant les main sur son bureau. Heather m'a appelé un peu avant ton arrivée pour me dire que j'avais désormais une nouvelle employée. J'ai accepté de t'embaucher car je lui dois un petit service. Mais Heather, elle est parfois un peu trop gentille et pas assez méfiante. Alors tu es prévenue. Il pinça l'arête de son nez et marqua un courte pause. J'ignore ton histoire et je ne tiens pas à la connaître : on a tous nos secrets. Mais une chose est sûre, je ne tolérerais pas que tu me voles ou que tu voles un autre employé. Et si tu veux garder ta place, tu n'as pas intérêt à bâcler ton travail. On est d'accord ?

     

     

    121

     

     

    La jeune fille s'enfonça sur sa chaise, baissa les yeux et murmura enfin un « oui » à peine audible. Martin continua alors.

    - Mis à part ça, et si tu fais ton travail correctement, tout devrait biens se passer entre nous. Je sais que le salaire n'est pas extra et d'après Heather tu es dans une situation « critique » …

    - Mais je ne lui ai rien dit ! Le coupa Abigail brusquement.

    Le regard de Martin brilla d'une bien étrange lueur, illuminant soudainement son visage qui s'était durci.

    - Heather sent ses choses là, lui répondit-il calmement. Tu sais, aujourd'hui, c'est une petite bonne femme tranquille et posée. Mais ça n'a pas toujours été le cas. Et elle l'a vue, à ton regard, que la vie ne devait pas t'avoir fait beaucoup de cadeaux.

     


    votre commentaire
  • 122

    122

     

    La jeune fille baissa immédiatement les yeux et elle se tordit les doigts nerveusement. La vie ne lui avait fait aucun cadeau. Cette phrase sonnait étrangement à ses oreilles. Jamais, du haut de ses seize ans, elle n'avait eu ce genre de pensées. Jamais elle n'avait trouvé son sort plus horrible que celui de quelqu'un d'autre. Jamais elle n'avait songé à une vie plus facile. Jamais elle n'avait envié les personnes qu'elle avait un jour pu fréquenter. D'ailleurs, il lui était aisé de trouver quelqu'un avec une vie plus difficile que la sienne, et il lui suffisait de regarder les infos ou de de marcher le longs des rues remplies de mendiants pour voir bon nombre d'individus au destin peu glorieux. Elle, elle avançait seule, loin du regard des autres, son histoire ne lui appartenant qu'à elle. Mais pourtant, tout ceci était vrai. La vie n'avait pas était tendre avec elle, et quelque part, elle savait son esprit déjà malade.

     

    122

     

    - Écoute, je ne sais pas où tu vis actuellement, mais si tu as besoin d'un endroit stable, je loue une petite chambre au dessus de l'établissement. Rien de très luxueux, l'appartement ne contient que le stricte minimum et les sanitaires ainsi que la douche se trouvent sur le palier. Il y aussi un autre locataire, mais il ne te posera aucun problème. Il n'est presque jamais là. Et si chacun mène sa petite vie tranquille, tout devrait être au mieux.


    Abigail ne savait plus où se mettre et elle s'enfonça un peu plus sur sa chaise. Jamais elle n'avait cru, depuis le début de sa fugue, rencontrer des gens bien. Elle, tout ce qu'elle savait du monde extérieur, c'était ce que son père lui avait montrer.

     


    2 commentaires