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    FCKM3 de Simplyd4rk

     

     

    Bienvenue

     image réalisée par Skoldasy. encore merci Choupette ^_^

     

     

     

    Dans les bras de l'Enfer
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     *

    "Approche toi mon tendre Amour. Viens te blottir dans le creux de mes bras pour ne plus jamais en sortir. Bientôt nous serons réunis pour l'éternité. Aies confiance en moi, je suis le seul qui puisse te liberer de cette tourmente"
     *
    Le corps vide de toute émotion, Abigail avance seule dans le froid de la nuit. N'étant qu'un cadavre ambulant, elle n'ose pourtant pas en finir avec la vie. Elle ne ressent plus rien. Dans son esprit la peur n'est qu'une chimère et l'amour n'est qu'un vague souvenir. La douleur règne en maître sur ce monde de désolation.
    Alors, dans un moment de désespoir, l'idée de visiter une maison hantée la séduit immédiatement. Après tout, que risque-t-elle, sinon la vie ?
    Et vous, êtes vous prêts a vous jeter dans les bras de l'Enfer ?
    *
    *
    *

    "Tonight  my lips will scorch your flesh,
    Ce soir mes lèvres écorcheront ta chair
    And the pain you fell won't ever be the same.
    Et la douleur que tu ressentiras ne sera plus jamais la même.
    Handcuffed to the bed, you're my beloved prey
    Menottée au lit, tu es ma proie bien aimée
    Be my, be my sex toy yeah
    Sois mon jouet
    "

     

     

     

     

    Informations :

     

    • DBE est ma propriété exclusive !
    • DBE est déconseillée à un jeune public
    • Les photos sont de moi, sauf si c'est précisé.

     

     

    Histoire en cours

     

     


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    La lune était pleine en cette nuit de novembre 1800 et malgré le temps clément de ces derniers jours, la brume enveloppait le petit village de Pleasant-Valley.

     Au bout d’une corde se balançait depuis le début d’après-midi le corps sans vie d’un condamné a mort. Les habitants s’étaient vite agglutinés sur la place de la bourgade pour assister au spectacle, et au moment ou Cyal gagnait la potence, il se demandait encore comment une telle immondice pouvait réjouir une foule.

     *Puis on lui banda les yeux et on lui passa la corde au cou. Son contact rêche contre sa peau si douce le fit frissonner. Non, c’était inhumain de se réjouir d’une exécution si sommaire. Il n'y avait là rien de très divertissant ou de ludique. C'était une façon de mourir vulgaire, et c'était une chose qu'il ne pouvait tolérer, lui qui aimait lire la peur dans les yeux de ses victimes lorsqu'il leur expliquait qu'elles allaient rendre l'âme pour une juste cause ...

     L’homme avait retenu instinctivement sa respiration. Il allait quitter le monde des vivants sans avoir fini son œuvre. 

    Le corps inerte n’attirait plus l’attention des habitants qui avaient puni un tueur en série. Celui-ci resterait pendu un certain moment, donnant l’exemple aux prochains criminels.

     La brume gagnait désormais le cœur du village, abritant en son sein une bien étrange créature. Une chose avec des bras bien trop longs et un dos cambré. Une chose dont il se dégageait une bien étrange odeur, forte et écœurante à la fois.

     

    La Mort


    Elle s’approcha silencieusement de la dépouille de Cyal et enleva le bandeau qui couvrait la moitié de son visage juvénile. Elle desserra le nœud de sa gorge nue et posa le corps froid à même le sol. Caressant d'une de ses mains difformes la crinière blonde du jeune homme, elle murmura d'une voix suave et sensuelle :

    -
    Relève toi d’entres les morts mon tendre ami. La Faucheuse refuse de te tendre les bras 

     
    Le croassement d’un corbeau se fit entendre au loin, et Cyal ouvrit les yeux. Ses doigts griffèrent l’air l’espace d’un instant tandis que sa bouche fine s’ouvrait et se refermait de plus en plus rapidement. L’air ambiant était incapable de gonfler ses poumons. Il allait suffoquer une nouvelle fois quand la créature lui intima l’ordre de se clamer et qu’il ne lui servait à rien de s’agiter ainsi. Il comprit alors qu’il était inutile pour lui de respirer. Et sans réellement chercher à savoir comment cela se faisait, il posa ses prunelles autrefois bleutées sur l’être étrange qui venait de le ramener à la vie. Une vague d’effroi le saisi quand il l’examina et il voulu crier devant le monstre qui lui faisait face. La chose, pour le faire taire fit rapidement glisser un de ses doigts putréfié vers ses lèvres. 


    - Ce serait dommage que l’on vienne nous déranger, tu ne trouves pas ? Je te conseille vivement de te taire et de quitter rapidement la ville avant que l’on découvre la disparition de ton corps.

    Le jeune homme acquiesça silencieusement, complètement perdu par ce qui lui arrivait, et se releva avec quelques difficultés sous le regard amusé de la chose. Une étrange sensation courait le long de sa colonne vertébrale alors qu’il tentait de se souvenir de ses dernières actions. Tout ce dont il se rappelait était les cris de la foule autours de lui. Ces cris de joie. Ces cris qui le dégoutaient tant ...
    Cyal se demanda alors s’il était vraiment mort ou s’il était simplement en train de rêver. Dans tous les cas, la créature qui lui faisait face ne pouvait être réelle …  

    - Tu es mort trop tôt, mais n’aies crainte, tout cela est arrangé souffla le monstre, un sourire fiché au coin de ses lèvres tuméfiées.

    - Co … comment articula-t-il avec peine. Respirer n’étant plus quelque chose d’instinctif chez lui, et n’ayant pas encore appris à maitriser son souffle, il avait beaucoup de mal à s’exprimer.

    La chose soupira face à son ignorance. Son cœur avait cessé de battre pendant presque douze heures et visiblement il y avait eu des séquelles … Les humains étaient des êtres vraiment étroits d’esprit, ignorant royalement la possibilité qu’il y ait une vie après la mort.

    - Tu découvriras bien vite l’étendue de tes pouvoirs. Je t’ai offert l’éternité pour que tu puisses finaliser ton œuvre, fais en bon usage.

    Cyal plongea ses yeux désormais jaunes dans les orbites vides de l’homme qui lui avait redonné vie. Son visage boursouflé s'illumina d'un léger rictus, dévoilant par la même occasion une rangée de dents acérées.

    - Qu’êtes-vous ?

    - La Mort répondit-il simplement

    Sans ajouter le moindre mot, il laissa glisser sa main dans les cheveux devenus blancs du jeune homme avant de rejoindre sa bouche pour l'embrasser. Il venait de sceller un contrat.

    - Achève ton œuvre et rends-moi fière de t’avoir fait un tel présent.

    A cet instant, Cyal comprit qu'il n'était plus le monstre qu'il avait été en tant qu'humain. Maintenant, c'était un démon.

     

     

     


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    Les rayons pâles de la pleine lune illuminaient la ville endormie de Chicago, et malgré l’heure tardive, Abby errait sans but au travers les rues sans vie de la cité. Ses pas se voulaient rapides -sa tête manaçant au moindre instant d'exploser - mais sa démarche était mal assurée et elle trébucha à plusieurs reprises, s’étalant de tout son long sur le trottoir défoncé. Se relevant péniblement, elle continua dans sa course effrénée.

     

    Que cherchait-elle à fuir ainsi ? Elle ne le savait elle-même.

    Depuis combien de temps errait-elle dans cet état, seule ?

    Elle l’ignorait. Tout comme a chaque fois qu’elle se droguait, elle perdait toute notion du temps. Sans compter la mémoire. A l’instant même où l’héroïne se mêlait à son sang, tout devenait différent. Elle oubliait qui elle était, ce qu’était sa vie. Sa vision des choses s’altérait pour lui montrer ce qu’elle désirait. Pour lui donner l’illusion du bonheur. Ses souvenirs ne la hantaient plus.  La cacophonie qui régnait dans son esprit laissait place à un silence salvateur. 
    Elle était enfin en paix avec elle-même, même si ce n’était qu’éphémère.

    Abby avait conscience de sa dépendance, mais elle ne pouvait lutter contre son envie. Pire encore, elle ne le souhaitait pas. Dans son monde chimérique, son père n’existait pas et elle menait une vie qu’elle adorait. Exit la prostitution, le mal-être, le mensonge et la drogue. Se déconnectant complètement de la réalité, elle n’avait pas d’autre choix pour survivre en ce bas monde.

     

    * hebergeur image

    *Au travers de la drogue, elle oubliait la plus petite de ses souffrances. Il n’y avait qu’un seul inconvénient a ce tableau de rêve : Abby devait augmenter ses doses à chaque fois pour pouvoir sombrer dans cet état. Consciente de ce problème, elle ne s’en souciait guère. Elle mourrait d’une overdose, et alors ? Tout le monde doit bien en finir un jour après tout. Et puis, personne ne lui avait demandé son avis sur le sort qu’on lui réservait et elle détestait sa vie. Trop lâche pour préméditer sa propre mort, elle préférait se laisser mourir à petit feu, bousillant sa santé avec n’importe quelle saloperie.

     

    Marchant sans but dans les quartiers mal famés, Abby ne savait où se rendre cette nuit. L’héroïne ne faisait pas son effet habituel, et le visage mutilé de sa sœur lui revenait dès qu’elle fermait les yeux. Elle errait entre la vie et la mort, dans un monde empli de tristesse.
    Même si son corps se mouvait encore, son esprit l’avait déjà déserté depuis déjà bien longtemps. Elle ne ressentait plus la douleur, ni la peur. Ni la joie. Ni l'amour.
    Plus rien ne pouvait l’atteindre depuis qu’elle avait vu le crâne explosé de la petite Mattie. Une si belle petite fille qui avait perdu la vie juste sous ses yeux d’enfants.

     

    *


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