•  

    Ecoute-moi ...

     

     

    "Ecoute moi ..."

     

     Cette phrase, Chloé l'entend sans cesse depuis son arrivée a Pleasant-Valley.
    Cette maison, Cette fôret... Il y a quelque chose de pesant, quelque chose d'étrange.
    Chloé n'est pourtant pas folle, alors pourquoi se sent elle observée nuit et jours ?

     Venez decouvrir les fantômes du passé qui hantent ces lieux !

     

     

     Petites précisions : 

     

     

    • Cette histoire est un remake de la toute première que j'ai signé sous le nom de Fallen. De ce fait, elle n'est plus mon principal projet et les publications seront très lentes (c'est moins drôle quand toute l'histoire est déjà tracée).

    • Etant un remake, ne vous attendez pas à des différences extraordinaires dans le scénario. La trame reste la même, les éléments autours eux, seront différents. Idem pour le style, vous pourrez comparer.

    • Enfin, pas la peine de demander le lien pour la première version, celle-ci n'est plus accessible depuis un long moment (plagiat, quand tu nous tient T_T).

     

     


    2 commentaires
  • Prologue

     

     

     

     

    L’écho de la détonation résonna un long moment dans la chambre, brisant le silence salvateur de la nuit, et tout redevint étrangement calme. L’enfant, l’esprit encore embué par le sommeil, se redressa dans son petit lit, la respiration saccadée, son cœur battant à tout rompre. Il avait entendu le bruit infernal depuis son rêve, et bien qu’étant assez jeune, il savait ce que cela signifiait. Il avait eu l’occasion de l’entendre à plusieurs reprises lorsqu’il regardait la télévision, mais jamais il n’avait osé imaginer l’entendre pour de vrai. D’une main tremblante, il alluma la lampe de chevet qui était à ses côtés et il enfila ses pantoufles avant de quitter sa chambre. Il avait peur, comme tous les enfants de dix ans dans de telles conditions, mais il était aussi très curieux, alors, sans la moindre hésitation, il ouvrit la porte et passa la tête dans le couloir. Il s’attendait à ce que tout soit sombre, comme toujours. Mais ce n’était pas le cas. Dans la pièce d’en face, il pouvait facilement distinguer la silhouette accroupie de sa mère ainsi que l’air inquiet qu’arborait le visage éternellement froid de son père. Et il y avait encore quelque chose d’autre, par terre. L’enfant ne pouvait deviner de quoi il s’agissait, alors discrètement, il s’avança puisque personne ne l’avait encore remarqué. L’air qu’il respirait avait un drôle de parfum. C’était un mélange entre plusieurs odeurs qu’il n’arrivait pas à identifier. C’était lourd. Écœurant. Et il manqua même de vomir.

    Accroché au chambranle de la porte, son regard bleuté se posa sur la chose qui gisait sur la moquette de la chambre de sa sœur. C’était petit et ça possédait un étrange éclat très froid. Il s’avança de quelques centimètres dans la pièce, toujours sur la pointe des pieds. Il voulait en voir plus. Il voulait comprendre ce que tout cela signifiait. Aux côtés de sa mère, il pouvait distinguer une main fine, ses doigts manucurés recroquevillés. Et il y avait du sang. Beaucoup de sang. Il resta pétrifié, impossible pour son esprit d’enfant de réaliser ce que tout cela signifiait.


    - Il est trop tard souffla son père. La balle a traversé sa tête


    Une larme chaude roula le long de sa joue et il couru jusqu'à sa propre chambre. Ce qui brillait froidement sur le sol, c'était le colt de son père et sa soeur venait e s'en servir pour mettre volontairement fin à ses jours ...

     


    11 commentaires
  • Partie 1


    1 commentaire
  • 1

    Des arbres. Des arbres. Et encore des arbres. Plus les kilomètres défilaient sur le compteur et plus la voiture s'enfonçait dans une épaisse forêt, donnant l'impression que toute civilisation avait cessé d'exister au delà de sa carrosserie rouillée. Chloé, le front collé contre la fenêtre, soupira doucement avant de reporter son attention sur le livre ouvert sur ses genoux. Ils avaient quitté Cleveland tôt ce matin et n'avaient fait que de courtes pauses sur quelques aires d'autoroute, mais maintenant que la fin de journée approchait à grand pas, il lui était difficile de rester coincée sur le siège arrière, entourée de valises, de sacs et d'Azraël dans sa cage de transport qui ne cessait de pleurer.

     

     -  Par le plus grand des hasards, souffla-t-elle sans lever le nez de la page qu'elle lisait distraitement, on ne se serait pas un peu perdus ?

     

    Ethan émit un grondement sourd et lui jeta un regard empli de haine depuis le rétroviseur central. Lui aussi commençait à être lassé de la situation et du paysage.

      - La carte est là, tu n'as qu'a vérifier si tu n'as pas confiance.

     
    L'adolescente attrapa ladite carte et la déplia tant bien que mal. Elle l'observa un court instant, suivant de son index les diverses routes indiquées. Sa tête se pencha à gauche, puis à droite et elle finit par lever un œil vers l'extérieur du véhicule. Des arbres. Des arbres. Encore des arbres.

     - Pourquoi une carte ?! Lâcha-t-elle, mauvaise alors qu'elle la repliait difficilement. On en est plus à l'invention du télégramme à ce que je sache. Et puis avec un GPS, au moins, t'as juste à écouter les indications et t'as pas à te trimballer avec cette carte ô combien encombrante et indéchiffrable !

     - Même avec un GPS, tu ne serais pas fichue de trouver le bon chemin ! Répondit son père sans quitter la route des yeux. Quand on a un sens de l'orientation comme le tien, on s'abstient de faire ce genre de remarques jeune fille !

       - Peut-être, mais mon sens de l'orientation, je le tiens bien de quelqu'un. Et il y a de fortes chances pour que le quelqu'un en question, ce soit toi !

     
    L'homme pinça l'arrête de son nez et soupira doucement. Il en venait presque à regretter d'avoir accepter cette mutation, même si cela impliquait un salaire plus élevé. Sa fille pouvait avoir un fichu caractère quand ça lui prenait.

     
      - Ton don pour l'orientation vient de moi murmura Gabrielle, jusque là silencieuse. Tout comme tes yeux verts et ta peur des araignées. Par contre ton impatience, elle vient de lui. Elle désigna du doigt son mari. Alors maintenant ça suffit. De toute façon, on arrive bientôt.

     

    Et c'était vrai. Au bout de la route abimée, le bois se faisait moins épais et quelques rayons du soleil couchant arrivaient à se frayer un chemin entre les branches des hauts pins. Là, à quelques kilomètres seulement, se trouvait ce qui allait désormais être leur nouvelle maison. Ils quittaient définitivement Cleveland, sa foule dense et ses hauts buildings pour s'installer à Pleasant-Valley, petite ville assez conservatrice et au calme désespérément trop plat.

     

    La voiture quitta la route de forêt et s'engagea dans une allée en terre battue. Au bout du chemin, dissimulée par les arbres, se trouvait une immense bâtisse datant, au vue de son architecture, de l'époque victorienne. Haute de deux étages et avec une façade aux bardeaux de bois peints, Chloé ne pouvait détacher son regard de sa tour octogonale.


    - C'est ici ?

     Aucun de ses parents ne prit la peine de lui répondre, sûrement aussi stupéfaits qu'elle de voir leur nouveau lieu de vie. La maison était superbe, quoiqu'avec un style un peu vieillot pour une fille de dix-sept ans, et elle disposait d'une grande propriété annexe. Ça n'avait rien à voir avec l'appartement que sa famille occupait au troisième étage d'un immeuble datant de l'ère industrielle, avec ses murs en carton-pâte et ses voisins bruyants. Ici, sa tranquillité ne pourrait être troublée, et ça, c'était ce qu'elle apprécierait certainement le plus. Côtoyer l'animation perpétuelle d'une grande ville ne l'intéressait guère, elle qui préférait largement vivre dans les divagations de son esprit. Elle devait certainement tenir cette facette de sa personnalité de sa mère, auteur de plusieurs romans policiers qu'elle avait écrit après des études de droit qu'elle avait dû avorter. Devenir mère en plein milieu de sa seconde année de faculté ne l'avait pas aidée à se replonger dans des cours qu'elle trouvait de plus en plus lassant.

     

     - J'ai bien fait de garder mon vélo, parce que je ne pense pas trouver une ligne de bus en plein milieu des bois déclara la jeune fille sur un ton faussement dépité.

     

     Le moteur de la voiture s'arrêta enfin et Chloé bondit hors du véhicule, ne cachant pas vraiment son enthousiasme. Elle s'arrêta à quelques mètres seulement de la maison avant de jeter un regard circulaire autours d'elle : une vague odeur d'humidité venait lui chatouiller les narines, mais il n'y avait rien d'anormal à ça puisque les arbres retenaient la fraicheur du sol, et ce malgré un fort soleil d'été.


    - Le décor fait quand même un peu flipper. Tous ces arbres … murmura-t-elle alors qu'un long frisson glissa dans son dos.

      - Ne t'en fais pas ma puce, lui répondit son père qui l'avait rejoint, tu ne verras pas de prisonnier en cavale en quête de nouvelles victimes pour satisfaire sa vengeance Elle regarda l'homme avec de grands yeux étonnés. La prison la plus proche est bien trop loin ajouta-t-il avant de rire faiblement de sa propre bêtise.

     
    L'adolescente lui lança un regard en coin, se demandant comment sa mère pouvait supporter cet humour si douteux. Mais après une petit instant de refléxion elle lui sourit enfin.

     
    - De toute façon, vue la baraque, il va croire que c'est la famille Adams qui vit la dedans et il n'osera même pas s'en approcher souffla-t-elle, doucement.

     

     Ethan approuva le commentaire et quand il redevint un peu plus sérieux, il fit tinter doucement les clés de la maison devant le nez de sa fille.

     - Prend Azraël avec toi et appelle ta mère, on va visiter !

    Chloé retourna à la voiture d'un pas rapide, entendant depuis l'extérieur de l'habitacle les protestations sourdes de son chat. Ici, elle allait se plaire, c'était sûr !







    L'histoire débute doucement, et si on fait abstraction du prologue, c'est même un début tout gentil xD
    D'ici quelques jours, je pense mettre à jour la partie bonus de cette fiction, notamment en faisant des comparaisons entre la version première et celle-ci. Sans compter mes petites anecdoctes (si je m'en souviens encore ... la vieillesse, quel fléau *ne supporte pas l'idée que son anniversaire aura lieu dans un mois tout pile T___T)

    Sinon, j'espère que vous avez aimé et que ces quelques lignes n'auront pas été un calvaire pour vous. On se retrouve bientôt pour une MAJ sur DBE =)

     


    5 commentaires
  • 2

    2

     

     

    Un léger cliquetis se fit entendre. Elle stoppa sa marche silencieuse et elle bascula sa tête sur le côté, sa crinière d'argent retombant en cascade sur ses épaules nues. Au dehors, elle pouvait entendre quelques faibles éclats de voix. Ses narines se dilatèrent, et elle avança à pas feutrés le long du couloir, se demandant ce qu'il se passait. Était-ce a nouveau des adolescents curieux ? Elle émit un faible grondement à cette pensée. Bientôt, ils ne la mépriseraient plus ! Tout n'est que question de temps !

    Enfin la clé tourna dans la serrure et la porte s'ouvrit. Dissimulée dans une des pièces adjacentes, elle retint instinctivement son souffle froid, rendant sa présence indétectable.

     
    La porte s'ouvrit enfin et Cholé resta un court moment figée. Son cœur battant un peu trop fort dans sa poitrine, elle hésitait désormais à entrer dans la vieille bâtisse.


    - Après vous jeune fille lui lança son père, un large sourire suspendu aux lèvres.


    Ses yeux noirs brillaient d'une étrange lueur où se mêlait excitation et malice. La jeune fille serra un peu plus Azraël contre son cœur et elle grimpa enfin les quelques marches du perron sous le regard amusé de ses parents. À l'intérieur de la maison, tout était sombre et il faisait très froid. Elle sentit les poils sur ses avant-bras se dresser et elle s'avança un peu plus dans le couloir.


    - La maison doit vraiment être humide déclara Gabrielle tout en frottant ses mains l'une contre l'autre. Il fallait s'y attendre avec la forêt juste à côté …

    - Le froid n'est pas bon pour tes vieux os maman ! Répondit Chloé sur le ton de la plaisanterie.

    - Au lieu de raconter n'importe quoi soupira sa mère, tu n'a qu'as chercher ta chambre. Elle est à l'étage.


    Chloé n'ajouta rien et elle se dirigea vers les escaliers qu'elle monta d'un pas las. Toute l'excitation qu'elle avait ressentie lorsqu'elle avait quitté la voiture venait de retomber. De plus, l'état général de la maison n'aidait pas à arranger les choses. Bien que les murs aient été repeints peu de temps avant leur arrivée, il était encore aisé de distinguer quelques vestiges des dégradations antérieures. Quelques jeunes s'étaient aventurés ici et l'endroit leur avait peut-être servi de repère. Elle pouvait encore deviner un morceau d'une lettre S juste en face d'elle.


    - Les ouvriers ont été radins sur la peinture … souffla-t-elle à son chat. En tout cas, c'est charmant.


    Outre les restes de tags, quelques tâches d'humidités parsemaient un plafond gris de poussière. La jeune fille se frotta instinctivement le nez et elle continua d'avancer. L'étage était plongé dans la pénombre, tous les volés ayant été fermés.


    - C'est d'un sinistre … murmura-t-elle


    Elle poussa une première porte et elle tomba nez à nez avec une pile de cartons. Elle s'avança dans la pièce et à tâtons, elle chercha l'interrupteur. Une ampoule nue, qui pendait lamentablement au plafond, clignota un peu avant de s'allumer. Toutes les boîtes étaient signées « Gaby ». Cette grande pièce serait donc le bureau de sa mère. Elle emprunta à nouveau le couloir et cette fois-ci, elle trouva enfin ce qui était sa chambre. Une odeur forte de peinture se mêlait à celle de la poussière, étouffante, et Chloé se dépêcha d'ouvrir la fenêtre pour aérer un peu. Si elle voulait faire un peu de rangement et dormir dans son lit cette nuit, elle devait pouvoir respirer un minimum.

     

    - J'ai la flemme de vérifier si toutes mes affaires sont en bon état souffla-t-elle à Azraël, qui avait élu domicile sur le coin de son bureau encombré. Je continue la visite.


    Et elle quitta la chambre.

    L'étage était normalement constitué de quatre pièces : sa chambre, celle de ses parents, le bureau de sa mère et une petite salle-de-bain. Pourtant il y en avait une cinquième. L'agent immobilier qui leur louait la maison n'avait jamais dû réussir à résoudre un problème de maths. Elle soupira avant de s'approcher de la porte, curieuse de voir ce qu'elle y trouverait derrière. Certainement rien de très intéressant.


    Elle s'installa dans un des fauteuils voltaires de sa chambre et patienta en silence. Sa respiration était bruyante et elle n'arrivait pas à se calmer. Dans son esprit, des images morbides se succédaient, chacune plus atroces les unes que les autres. Et comme à chaque fois, elle ressentait toujours cette même douleur. Cette même tristesse. Et cette même rage. Ses ongles noircis s'enfonçant un peu plus encore dans le velours de l'accoudoir, elle lâcha un long râle, sourde complainte de son désespoir. Comme elle pouvait tous les haïr ! Elle resta ainsi quelques instants lorsqu'elle réalisa qu'elle n'était pas seule. De l'autre côté de la porte en chêne, une présence se faisait sentir. Elle huma l'air un court instant et un fin sourire barra son visage émacié, révélant une rangée de dents pourries.

    Tout n'est qu'une question de temps !


    Chloé tourna doucement la poignée et la porte s'ouvrit en un grincement sinistre. L'air de la pièce était chargé d'une forte odeur pestilentielle et la jeune fille eut un haut le cœur.


    - Mais ils ont tué quelqu'un ici ou quoi !


    Elle chercha d'une main distraite un interrupteur qu'elle ne trouva pas et elle lâcha un juron, pour finalement refermer la porte. Elle ne souhaitait pas s'aventurer à l'intérieur de cette chambre sans rien y voir et il était préférable pour tout le monde qu'elle prévienne son père. Après tout, il était l'homme de la maison, et même si son talent de bricoleur pouvait être largement contesté, c'était à lui de régler le problème. Surtout s'il s'agissait d'un vieux cadavre rongé par les vers.

    Lorsque Ethan redescendit, Chloé se trouvait avec Gabrielle à la cuisine, essayant de préparer toutes les deux quelque chose de comestible pour le dîner.


    - J'ai une faim de loup déclara-t-il en s'appuyant contre le chambranle de la porte.

    - Il faudra te contenter d'une boîte de raviolis. C'est la seule chose que l'on peut faire avec les moyens du bords soupira sa femme.


    Il s'avança vers elle et lui déposa un léger baiser dans le cou. Chloé mima une grimace.


    - Alors, c'était quoi le problème ? Demanda-t-elle pour couper court à cette élan affectif.


    Son père s'installa sur une chaise solitaire, plantée en plein milieu de la pièce, avant de lui répondre.

    - La seule pièce qui présente quelque chose d'anormal ma puce, c'est la salle-de-bain. L'odeur vient des canalisations, rien de bien méchant, mais il nous faudra faire venir quelqu'un pour régler le problème. Et l'agent immobilier n'a pas fait des de mathématiques son ennemi. Il y a bien quatre pièces, pas cinq.


    Chloé se retourna vers Ethan, ses grands yeux verts écarquillés. Mais c'était impossible ! Elle était sûre d'elle !


    - Le voyage a dû t'épuiser ma puce. Tu devrais te coucher tôt ce soir.

     

     

     

    Alors, vos avis ? L texte n'a rien de super, mais il faut bien commencer par quelque chose. Je m'excuse pour la lenteur des publications T__T

    ps : avec quelques fautes corrigées, c'est bien mieux xD


    4 commentaires