• Quelques lignes ...

     

     Parce que j'écris avant tout ce qui me passe par la tête, des choses qui n'ont pas de rapport avec les sims, des choses plus personnelles.

     

    Textes autres

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  • 2. Léna

     

     

    She belongs to a different world
    Elle appartient à un monde différent
    A world that is filled with love
    Un monde rempli d'amour
    Nothing could ever make her sleep
    Rien ne pourra jamais la faire dormir
    `Cause soon she will have to go
    Parce que bientôt elle va devoir partir
    Away
    Loin ...


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  •  

     

    Allongée en bas des escaliers, elle se tortillait dans tous les sens, la douleur étant insupportable. Sa bouche se déformait en une grimace horrible tandis qu’elle avait de plus en plus de mal a respirer. Elle agrippait son ventre d’une main et elle tendait l’autre vers le téléphone, suppliante. Son mari descendit alors les marches lentement, chassant au passage une mèche de cheveux collant à son front, et lui lança un sourire avant d’attraper l’objet qu’elle tentait désespérément de saisir.

     

     

    « C’est ça que tu veux ?  lui demanda-t-il. Ne t’en fais pas, j’appelle les secours, tu ne mourras pas ce soir »

     

     Rapidement, il composa un numéro sur le cadran. La personne chargée des secours répondit dès la première sonnerie.

     

     « - Ma femme est tombée dans les escaliers, déclara-t-il rapidement dans le combiné d’un ton affolé, elle n’arrive plus à se relever … et … je crois qu’elle fait une fausse couche »

     

     A cette phrase, elle posa ses yeux gris embués par les larmes vers son ventre. Une tâche sombre grossissait sur le tissu entre ses jambes. Elle voulut hurler mais aucun son ne sortit de sa gorge.

     

     « - Pensais-tu pouvoir me tromper ? » souffla l’homme d’un air satisfait.

    Un fois l'appel terminé, il s'approcha de son corps meutri et posa une main qui se voulait réconfortante sur son épaule.

     « - Ne t'en fais pas, ce n'est qu'un mauvais moment à passer »

     
    ___________

     

    Le carillon suspendu au mur du salon égrainait dans un tic-tac infernal les secondes, rappel sordide de son ennui. Elle était seule dans cette immense maison, et son unique contact avec le monde extérieur se résumait à la télévision qui lui faisait face. Le film qu’elle regardait touchait pratiquement à sa fin et elle enviait le personnage principal de l’histoire. Sa vie à elle n’avait rien à avoir avec celle de l’héroïne qui se mouvait à l’écran. Elle, elle n’aurait jamais le droit à un « happy end » …

     Elle ferma doucement ses paupières et machinalement, sa main se posa sur son ventre à peine arrondi. Quelque part en elle, un petit être grandissait en secret. Cet enfant serait sa seule source de réconfort et elle espérait vraiment qu’il changerait la situation dans laquelle elle se trouvait depuis plus d’une année déjà. Mais pour l’instant, son existence se devait d’être ignorée et elle se maudissait un peu plus chaque jour de se voir grossir. Elle laissa une larme couler jusqu'à ses lèvres fines. Elle espérait sincèrement  que sa vie changerait avec ce bébé.

     L’horloge du salon sonna plusieurs coups brefs qui résonnèrent dans les muscles de son corps comme des détonations. Sa « liberté » se terminait en même temps que la fin de la journée. Essuyant du revers de la main ses yeux encore humides, elle se redressa difficilement du canapé et gagna la cuisine. Elle jeta un regard par la seule fenêtre de la pièce, se noyant complètement dans le ciel incandescent du soleil couchant.  Si elle avait été courageuse, elle aurait pu s’enfuir de sa prison et mener la vie dont elle avait envie. Mais à la place, elle était coincée ici et soumise aux choix qu’on lui avait pratiquement imposés, hormis cet enfant qu’elle avait toujours ardemment désiré.
    Oui, elle aurait pu fuir cette vie qu’elle détestait tant …

    Elle soupira doucement et reporta son attention vers le plat qui cuisait au four. Elle avait passé une partie de l’après midi à cuisiner, et ce malgré les vertiges dus à la maternité. Depuis qu’elle avait appris l’existence de cet enfant, elle faisait très attention à son comportement, préférant essuyer quelques remarques acerbes plutôt que des coups …

     Elle disposait les assiettes sur la table lorsqu’elle entendit une voiture se garer dans l’allée. La portière du véhicule claqua et quelques instants plus tard, des pas sur firent entendre sur le perron.

     « - Chérie, je suis rentré » souffla l’homme depuis l’entrée, un sourire carnassier plaqué sur le visage

     Une boule dans le ventre, elle quitta la cuisine pour rejoindre son mari et l’embrassa furtivement du bout des lèvres. Comme tous les jours, elle se devait d’être parfaite. Parfaite épouse. Parfaite cuisinière. Parfaite amante. Et parfaite comédienne.

    « - Monte » lui ordonna-t-il, ne prêtant pas attention au dîner qu’elle avait préparé

     
    Ce soir, elle avait tout fait pour répondre à ces critères. Mais ce soir, il avait une autre idée en tête. Ce soir, ce serait sa fin et ça, elle l’ignorait.

     

     

     

     

    La première version de ce texte a été écrite il y a environ un an. A la base, il devait me servir de prologue pour une histoire qui ne verra certainement jamais le jour.
    La chanson d'accompagnement que je vous propose et celle qui m'a donnée l'inspiration, fait assez rare car je n'écris presque plus ...

     

     

     


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  • Petite Poupée

     

    Sur le sol, étalée,
    Git une poupée.
    Son corps mutilé,
    Simple pantin démembré.


    Ne pensant pas à sa douleur,
    Elle ne fait que compter les heures.
    Rien de plus qu’un jouet,
    Simple poupée désarticulée.


    Le Néant est sa seule compagnie,
    Elle ignore ce qu’est la vie.
    Esprit annihilé,
    Simple poupée abandonnée


    Petite chose qui a tant changé,
    Petite chose dont on a tout modelé.
    Plus de personnalité,  juste docilité,
    Une enfant que l’on tue doucement,
    Devenue poupée tout simplement …

             .: écrit le 27 juillet 2009 :.
    .: Fallen :.



    "Par le pouvoir d'un mot
    Je recommence ma vie
    Je suis né pour te connaitre
    Pour te nommer
    Liberté."

                                                      Paul Eluard, Liberté



    Je ne serais peut-être jamais la même, mais tu ne m'auras pas détruite pour autant

     

     


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  • 6. Inachevé



    Le souffle froid de la Mort caresse sensuellement ton corps,
    Et dans cet ultime effort, c'est l'ensemble de ton être qui se tord.
    La dernière barrière de ton esprit cède finalement, et fait place a ce feu dévorant :
    Pourrais-tu seulement imaginer ta vie sans l'odeur douceâtre qu'est celle du sang ?
    Tu sais que tu as complètement perdu la raison, t'enfonçant encore plus dans ta propre folie,
    Te noyant dans cette passion, tu anihileras sa misérable vie,
    Tu l'attends, plutôt envieuse
    Tu l'attends et tu ...

     

     

    Inachevé, débuté en 2011

     

     

    Peut-être lui trouverais-je une fin quand ma haine se sera calmée

     


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    Cette nuit là, le vent agitait les mèches de tes longs cheveux châtains. Tu errais seule au travers des rues, plongée dans tes souvenirs, et tu ne souciais guère du lieu dans lequel tu te rendais. Savais-tu seulement où tu allais ? Tu étais seule dans la nuit fraiche. Seule avec tes souvenirs. Seule avec son souvenir. Ton cœur avait cessé de battre depuis bien longtemps maintenant, mais pourtant tu pouvais encore tenir debout. Toi-même tu en ignorais la raison et tu aurais certainement aimé que ce ne soit pas le cas. Tu aurais préféré mourir comme cet être que tu regrettais tant. Tu aurais même dû mourir. Mais en cet instant de faiblesse, tu as su te raviser, laissant pour seuls et uniques vestiges de cette époque les cicatrices que tu dissimules tant bien que mal aujourd'hui.

    Cette époque que tu croyais révolue, elle te poursuivait encore n'est-ce pas ? Tu tentais de fuir ton passé, tu tentais de fuir ce que tu étais. Mais personne ne peut échapper à sa véritable nature, et ça, tu l'avais compris depuis bien longtemps maintenant. Alors dis-moi, que vas-tu faire en cette triste nuit ?

    Elle aura été le fruit d'un drame, mais quelque part au fond de toi, tu l'as malgré tout aimée. Et aujourd'hui, pas une seconde ne passe sans qu'elle ne hante ton esprit et ton cœur. Pas une seule seconde ne passe sans que tu ne te rappelles ce que tu as été.

     Relevant la tête vers le ciel étoilé, tu as plongé tes prunelles vertes vers l'immensité de la nuit. Tu espérais trouver l'étoile que tu chérissais tant, mais seul le néant te répondit. C'est alors que l'idée germa en toi.

     

    Poussière tu redeviendras poussière.
    Dans l'éternité tu la retrouveras. Dans l'éternité tu danseras.

     Alors dis moi, que comptes-tu faire ?

     

     

     

    Initialement écrit en janvier 2011,
    retravaillé en ce lundi 7 janvier 2013

     

     

     


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    Je ne rêve que de ce sillon vermeille marqué dans ma chair. Je ne rêve que de cette douleur physique, celle que je désire et que je contrôle, celle qui prendra le pas sur mes pensées. Mais même dans un tel geste, qui pourrait oser dire qu'il me comprend ? Mon esprit est embrouillé, il est faible. Il est voué à l'échec. Je ne corresponds à aucun des modèles que l'on attend de moi. Je suis lunatique, je fais peur, je suis névrosée, je crains ceux qui m'entourent. Je suis faible. Je suis laide. J'arbore mes cicatrices, j'affronte le regard des autres. On s'interroge sur ma personne : mais qui suis-je réellement ? Je ne le sais pas moi-même. Je ne suis rien. Oui, c'est sûrement ça. Rien. Je ne suis rien. Rien. Rien. Pas le vide, non, juste rien. Un corps, une erreur ? J'aurais dû fuir, loin. Seule. Juste seule ...

     

     

    La douleur du vide, hiver 2012


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  • Traque

     

    Tu cours. Tu cours, encore et encore. Que fuis-tu ainsi ? Cachée dans l'obscurité, tu penses peut-être m'échapper. Tu espères encore survivre. Mais sais-tu seulement pourquoi tu cours ainsi ?
    Tout ton être transpire la peur et je peux sentir aisément son délicat arôme. Il me motive un peu plus dans ma traque. Il m'excite. Ta peur m'excite. Tu m'excites. L'espace d'un instant, je fais demi-tour, je reviens sur mes pas. Je m'éloigne doucement de toi et j'imagine avec satisfaction l'infime soulagement qui te traverse. Pourtant, je sais que tu n'es pas loin, mais à quoi bon se précipiter ?
    Tu ne m'échapperas pas, mais ça, tu l'ignores encore. L'espoir te permet de courir, de te cacher. L'espoir te fait miroiter ta survie. Mais c'est ce même espoir qui causera ta perte. Il consume doucement ton âme et ta déception sera incommensurable lorsque je mettrai la main sur toi. Allons, nous connaissons tous les deux l'issue morbide de ce jeu, n'est-ce pas ? Je sais où tu te terres, et ce même si la nuit te dissimule. Je te connais, tu sais. Je te connais car je suis toi. Je suis toi. Tu es moi. Nous ne sommes qu'un seul et unique être, alors pourquoi songes-tu encore à t'échapper ?
    J'entends au loin un petit gémissement, un râle de douleur qui a malencontreusement franchi le barrage de tes lèvres abîmées. Et je sens à nouveau le parfum de ta peur, plus puissant que jamais. Tu sais que je ne tarderai plus à te retrouver maintenant. Mais vais-je te déloger tout de suite ? J'ignore les pleurs que tu tentes désormais de retenir sans succès et je feins l'indifférence. Je préfère m'éloigner encore un peu plus de toi, laissant tomber bruyamment la hache que je tenais en main. Je veux que tu saches que tu ne m'intéresse plus. Je veux que tu cours à nouveau. Je veux que tu m'échappes, juste un peu. Je veux encore jouer, juste un peu.

    Juste un peu ...

     

     

    Juste un peu, 2 août 2013


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  • Le Fort

     

     

     

    Le bruit des bombes s'était tu. Les armes ne grondaient plus. Les cris avaient cessé. Le calme était revenu. Le silence régnait.
    Il ne savait pas depuis combien de temps il était là, dans le noir. Seul. Il attendait, la peur lui tiraillant les entrailles, certain que cette courte trêve ne durerait pas. Ça avait été lâche de sa part de s'être ainsi caché lorsque le premier assaut avait été donné, mais il avait craint pour sa vie - les autres aussi sûrement – et aujourd'hui, il ne restait plus que lui. Et il attendait. Un jour après l'autre, tout se ressemblant étrangement.
    Pour tromper l'ennui, il comptait. Les nombres, il aimait ça. C'était facile, les résultats prévisibles. Ça le rassurait, lui qui vivait désormais dans un monde suspendu. Aujourd'hui, il compterait jusqu'à 2854, puis il multiplierait ce nombre par 642. Ça aurait de quoi le maintenir occuper un petit moment. Il venait de poser mentalement une retenu à sa multiplication quand il s'aperçut que le silence qu'il chérissait tant n'était plus. Au début, il ne s'agissait que d'un vulgaire bourdonnement, juste assez faible pour lui faire perdre patience. Il tenta de passer outre, mais ce bruit s’immisçait en lui, se mêlant aux battement sourds de son propre cœur, se répercutant dans ses veines, explosant dans ses muscles, et il s'égara dans son calcul. C'était malin, il lui fallait désormais tout recommencer depuis le début.
    Un. Deux.
    Le bourdonnement devenait de plus en plus fort à mesure que l'idée germait doucement en lui. Était-ce la fin de la trêve ? Il ferma les yeux de toutes ses forces et poursuivit.
    Trois. Quatre.
    Le bourdonnement s’intensifiait, il ne rêvait pas. Il se modulait, lui laissant parfois parvenir des éclats de voix, lointains. Il plaça ses mains sur ses oreilles, il ne voulait pas les entendre. Ici, c'était son monde.
    Cinq. Six.
    Pourtant, l'obscurité si rassurante dans laquelle il s'était plongée ne serait bientôt plus. Il en était certain, on venait pour lui. Le bourdonnement s'était transformé et le sol grondait sous son corps. C'était une escouade qui était parti à sa recherche. Il devait s'en doutait, sa tête serait mise à prix. Alors il s'enfonça un peu plus dans les ténèbres pour se rassurer et se forcer à réfléchir calmement.
    Sept. Huit.
    Il pouvait encore leur échapper. Le fort était un véritable dédale qu'il connaissait comme sa poche, tandis que les autres ne devaient bénéficier que d'une carte incomplète pour se déplacer. Il avait l'avantage sur eux, il en était sûr.
    Neuf. Dix.
    Finalement, il se redressa, déployant sa stature immense. Ses membres le faisaient souffrir et il réprima de justesse un râle de douleur. Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas eu à quitter sa cache. Avant d'avancer, il dut se concentrer un instant pour passer au dessus de son corps à vif, et il s'engouffra dans un long tunnel, l'obscurité le dissimulant toujours. Pourtant, au bout de quelques mètres seulement, il s'arrêta. Le béton sous ses pieds ne grondait plus, il tremblait carrément. Et tout son être tremblait avec lui. Comment cela pouvait-être possible ?
    Un larme chaude courut le long de sa joue pour s'échouer sur ses lèvres froides, et il manqua de s'effondrer lorsqu'il comprit qu'il était encerclé. Il avait sous-estimé la puissance de l'ennemi et maintenant, il était pris au piège. Comme ses camardes, il allait tomber. Comme les autres, il allait disparaître. Pourquoi avait-il quitté sa tanière ? Comme il se maudissait d'avoir été si bête.
    Ses jambes se dérobèrent sous le poids de la réalité qui s'imposait désormais à lui, et il hurla son désespoir aux ténèbres qui l'avaient longuement protégé. Il avait été trahi et l'heure de sa mort sonnait enfin.

     

    Si la musique n'avait pas été si forte, peut-être que cette foule, cette escouade de danseurs, aurait entendu ce hurlement si déchirant. Peut-être aurait-elle compris qu'elle n'était pas seule ce soir en ces murs. Alors qu'elle s'amusait, dans un autre monde, quelqu'un se battait encore une fois pour sa survie. D'ailleurs, si vous tendez l'oreille, peut-être les entendrez-vous. Tous ces gens. Tous ces cris. Tous ces corps autours de vous. Ne vous avait-on pas dit que le lieu était hanté ?

     

     

     

     

     

    Inspirée par Fort-Aventure, un fort du XIXème siècle aujourd'hui transformé en parc de loisirs où ma promo organise son gala.

     


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