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    L’échange ne dura pas très longtemps, mais ce fut quelque chose de dur. De violent. Posant un ultime regard sur l’adolescente allongée près de lui, l’homme lui déposa tendrement un baiser sur le front.

    - Tu es ma fille, ne doute jamais de l’amour que je te porte mon ange …

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    Elle n’eut pas le temps de répondre à cette déclaration que le démon tourna la tête en direction de la table de chevet et souffla la flamme de la bougie qu’Haylee avait apporté un peu plus tôt dans la soirée. Leur jeu devait prendre fin pour qu’une nouvelle partie puisse commencer, et c’était Abigail qui venait de lancer les dés.

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    Désormais seul dans sa chambre, Cyal s’assit sur le rebord de son lit et sourit à son propre reflet dans le miroir qui lui faisait face. Le spectacle allait enfin avoir lieu.

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    *

    *

    Fin du chapitre 

     


    Contrairement à la 1ère version, vous n'aurez pas profité des fesses de Cyal. Il est devenu pudique depuis quelques temps, allez savoir pourquoi. Sinon, il reste un démon et il se tape toujours sa fille. Charmant tableau, n'est-ce pas ?

     

     

     

     

     

     


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    La lune était haute dans le ciel et aucun nuage ne venait obstruer sa clarté. Abby s'engagea dans l'allée cimentée de l'ancienne maison victorienne d'un pas lent.
    Elle savourait la moindre seconde.
    Son cœur battait à cent à l'heure et malgré le temps clément, elle avait la chair de poule. Pour la première fois depuis longtemps, elle ressentait l'excitation et elle espérait que le reste de la visite lui en fasse ressentir plus. Une petite frayeur ne fait pas de mal de temps en temps.

    Elle posa le pied sur la première marche du perron, hésitant. Un grincement des plus inquiétants résonna dans les planches du vieux bois. Ce serait dommage de commencer la visite avec une jambe plâtrée car l’'hôpital était une perspective beaucoup moins palpitante qu'une maison hantée. Et les blouses blanches, plus on les évitait, mieux on se portait. Abby les détestait. Dans sa plus tendre enfance, elle ne les quittait pas d'une semelle. Ballotée au milieu du service pédiatrie, elle avait presque eu sa chambre attitrée. Les différents docteurs lui répétaient sans cesse de faire plus attention à elle. Qu'il ne fallait pas courir au milieu de la route, ni grimper dans les arbres.
    Toujours avec leur sourire trop plein de compassion. Leur trop plein de bonté. Leur ignorance. Croyaient-ils réellement que tout était accidentel ? L'enfant qu'elle était en doutait. Pour elle, ils refusaient de voir la vérité. Ils refusaient d'aider une petite fille de huit ans. Puis leur hypocrisie s'était lentement muée en une véritable indifférence. On l'avait déposée plusieurs fois aux urgences, a la limite de l'overdose. On l'avait soignée et on l'avait fichue à la porte quelques jours après. Sans oublier de lui faire régler la note avant. Que c'est beau la médecine !

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    Elle posa un pied sur la seconde marche. Toujours ce même grincement sinistre. Abby jeta un vague coup d'œil au reste de l'escalier et continua son ascension vertigineuse d'un pas rapide. L'hôpital, ce serait pour un autre jour. Peut être quand elle se serait décidée à se suicider. Quand une personne, qui veut se donner bonne conscience, la ramasserait dans une ruelle sombre alors qu'elle se viderait de son sang, un flingue à la main. Quoique là, ce ne serait plus une ambulance qui lui faudrait, mais plutôt un corbillard.

     


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    Avançant lentement la main vers la poignée de la porte, elle stoppa son geste. Abby profitait de l'excitation. Jamais, depuis bien longtemps, elle n'avait ressenti une telle sensation. Même la toute première fois qu'elle avait gouté à l'héroïne, ce n'était pas la même chose. Certes, elle se sentait un peu mieux, mais pas vivante. Et pourtant, en cette nuit d'été, c'était ce qu'elle éprouvait. Son cœur battait. Elle respirait. Et elle sortait de la torpeur dans laquelle elle était plongée depuis bien trop d'années.

     Prenant une grande inspiration, le jeune femme posa sa petite main décharnée contre la porte et tourna délicatement la poignée dorée. Le fin sourire qu'elle arborait depuis quelques minutes s'éclipsa soudainement. C'était verrouiller.

     Comment pourrait-elle entrer ? Elle n'allait tout de même pas crocheter la serrure, chose dont elle ignorer totalement l'art (ce genre de truc, ça ne s'apprend pas à l’école), ni casser une vitre (bonjour la discrétion).

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    *Abby croisa les bras sur sa poitrine et soupira. Sa nuit de frisson risquait d'être écourtée. Tout ça a cause d'une fichue porte qui refusait de s'ouvrir.
    Elle aurait pourtant dû s'en douter. La maison n'avait jamais été réellement abandonnée. Le jardin était entretenu et aucun panneau " à vendre" n'avait été affiché. Le propriétaire des lieux devait certainement veiller à ce que nul visiteur nocturne ne vienne saccager les lieux.
    La jeune femme descendit les quatre marches du perron d'un pas las. Elle n'avait plus qu'à retourner à son but premier : trouver la maison de son enfance, où elle se laisserait enivrer par la douleur. Il n'y avait plus que ça de possible pour cette nuit de toute façon …
    Alors qu'elle jetait un dernier regard en direction de l'imposante bâtisse, Abby se figea.

     


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     Une petite voix venait de s'élever depuis les profondeurs de son cerveau malade. Ce qu'elle lui murmurait n'était pas clair, mais instinctivement, elle était convaincue qu'elle était attendue à l'intérieur. Qu'elle pourrait entrer sans aucune difficulté. Mais la voix qui résonnait dans sa tête lui était parfaitement inconnue. Ça ressemblait à un enfant, fille ou garçon, impossible de savoir.

    Abby avait déjà eu des hallucinations auditives, principalement sous l'effet de la drogue, mais c'était toujours le même genre de personnes. Des hommes, autoritaires et capricieux. Des hommes qui hurlaient plus qu'ils ne parlaient. Des hommes comme elle les avait toujours connus.

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     Longeant la maison, la jeune fille s'approcha des hauts pins pour se diriger vers le derrière de la propriété. Peut-être y trouverait-elle une porte secondaire. Une porte que le propriétaire aurait oublié de fermer. Elle posa une main sur le vieux crépi de la demeure et un frisson glissa le long de son dos. Elle ne renoncerait pas. Non, c'était hors de question.

    Alors qu'elle allait bifurquer à la recherche de la porte de derrière, son regard fut étrangement attiré par l'une des fenêtres. On aurait dit une bouche sombre. Une bouche qui attendait d'avaler sa petite victime. Les vitres étaient recouvertes de poussière, mais il n'y avait aucun rideau. C'était la seule à ne pas en posséder. Abby recula de quelques pas et examina la façade. A cet instant, la voix dans sa tête s'éleva, mais cette fois assez distinctement pour qu'elle puisse saisir la totalité de ses paroles.

    - Tu n'as strictement rien à craindre. Alors viens les rejoindre et participe au spectacle


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